Titre : "L'illusion... Douce Réalité... Ou Pas."
Themes : Angst.
Personnage : : Bill et Tom
Temps de réalisation : 8-9 heures sans mises en pages, assez dur à écrire.
Twincest : Tom et Bill sont jumeaux.
Lemon : Oui, je ne me rapelle plus de la notation mais assez détaillés.
Pourquoi cette One Shot : l'idée mettait-venu en soirée arrosées. Toute la dimension décalée du OS vient de là, de l'ivresse. Je sais qu'il ne plaira pas à tout le monde, c'est très décalé. Cela se passe dans un contexte très imaginaire et superficielle et même moi, j'ai eu du mal sur certain passage. Il ne faut surtout pas être logique pendant la lecture.
"L'illusion... Douce Réalité... Ou Pas"
L'aéroport de Berlin luisait déjà sous le soleil de ce début de juillet. Celui ressemblait d'ailleurs plus à une immense fourmilière qu'à un simple aéroport. Les centaines de passagers, angoissés de rater leurs voles, se bousculaient, s'hurlaient dessus pour un oui ou pour un non, se déplaçaient en famille ou en groupe. C'était une vraie cacophonie de jurons et d'insultes qui devenaient très vite insupportable, surtout avec le thermomètre qui frôlait les 30° degrés, l'été promettait d'être chaud.
Notre cher Tom n'échappait à la règle, lui aussi avait décidé de prendre des vacances en Italie, avec un groupe d'amis. En effet, les examens venaient de se terminer et les étudiants du pays pouvaient enfin souffler un peu, du moins, avant la prochaine rentrée. Tom était un jeune homme d'une vingtaine d'année, assez grand par rapport à la moyenne, il était habillé d'un large baggys en jeans clair, malgré la température et un marcel blanc. D'imposantes dreadslocks blondes étaient attachés sur le sommet de sa tête, ramenées dans un chinions grossier, un chignon de garçon. Il était beau et son charme dévastateur n'échappait pas à la gente féminine qui ne se gênait pas pour rougir, se retourner ou même glousser sur son passage, généralement remarqué.
Malheureusement pour elles, Tom était homosexuel et ne le cachait pas. Pourtant malgré sa beauté, il était célibataire, son dernier copain devenu trop encombrant, il avait décidé d'arrêter leur relation, plutôt que donner à son amant des faux espoirs. Tom était quelqu'un de franc et n'aimait pas mentir, quitte à blesser.
Il avait hâte de partir dans le sud de l'Italie, on lui avait souvent répété que cette région était magnifique. Accompagné d'une poignée d'amis, il passa, sans trop de problème, les douanes et les sécurités communes à tous les aéroports. Notre héro aimait voyager, découvrir de nouvelles régions ou personnes. Il aimait l'aventure, la vraie.
Ils avaient réserves des chambres pour une semaine, dans un hôtel correct dans le centre de Naples, pas non plus un quatre étoiles, leurs budgets ne leurs permettaient pas, mais de quoi largement survivre pendant une semaine.
Ils étaient tous posés dans la salle d'attente, fantasmant joyeusement sur leur vacance. Leur avion ne partait que dans une trentaine de minutes et Tom décida d'aller fumer dans un coin. Armé de son sac et de son briquet, il ignora soigneusement les regards que des jeunes filles jetaient sur son arrière-train, et s'installa tranquillement, à coté des toilettes, dans un endroit spécifique aux fumeurs.
Il alluma sa cigarette d'un seul geste et tira longuement dessus. La première bouffée était toujours la meilleure. Tom avait bien conscience qu'il s'empoissonnait mais il avait commencé jeune et était rentrer dans ce cercle vicieux qu'était nicotine.
Tom était enfant unique, il avait eu un jumeau, Bill, mais malheureusement, sa vie dût s'arrêter au bout de quelques heures, le laissant seul, découvrir le monde.
Tom, en ayant jamais connu son jumeau, sentait bien ce vide en lui pourtant son double, il l'avait vu grandir mais pas comme un enfant aux yeux de sa mère, non, lui, il l'avait connu la nuit, dans des rêves d'enfants, d'adolescents et maintenant, de jeune adulte. Il était toujours là, à chaque fois.
Les jumeaux se parlaient dans une dimension qui échappe à la réalité : Le rêve. Etant enfant, Tom avait essayé d'expliquer à ses parents, cette étrange connexion qui les liait, lui et son défunt frère mais il avait bien vite vu que même un fou ne l'aurait pas cru.
Tom avait toujours comblé le vide de cette solitude humaine, par le rêve.
Son frère était beau, non, il était magnifique. Il était comme dans les rêves sauf que dans notre situation, il était le rêve. Tom ne savait pas vraiment si il était un ange... Une chevelures couleur ébène, deux piercings, une poignée de tatouages, un maquillage tout aussi fin que noir, son jumeau était son fantasme sexuel le plus caché, le plus interdit. Il était l'homme des rêves de Tom, le prince charmant de ses envies, le roi de ses désirs. Tom n'avait aucune preuve du fait que ce personnage mystérieux, flottant dans ses rêves comme un fantômes sur le parquet, était son frère, pourtant il le sentait, il le savait. Tom avait beaucoup de mal à faire face à cela, à faire face à ce monde de réel et d'irréel qui le bousculait temps surtout depuis ses quatorze ans, depuis qu'il avait commencé à faire des rêves explicitement érotiques de lui et de son frère. Et il dut se finir dans les toilettes, au petit matin, mainte et mainte fois. Il connaissait chaque détails du corps de son jumeau sans l'avoir jamais réellement touché, qu'est-ce qu'il aimait etc. Le contraire marchait aussi très bien et les multiples conquêtes de Tom n'avait pas suffit à le faire monter au septième ciel, comme le faisait si bien son jumeau mais dans ses rêves...
Il avait été voir beaucoup de psychiatre étant enfant. On le croyait fou mais la relation mystique qu'il entrainait avec son frère n'était imaginable que vécue. Et qu'elle belle aventure...
« Mesdames, messieurs, embarquement immédiat pour le vol 287360 en direction de Naples, je répétés, embarquement... »
Tom se releva et écrasa sa troisième cigarette dans un cendrier. Il vit craquer ses muscles et prit son sac.
- Allez Tom ! Direction la plage, les belles Italiennes et les glaces coulantes !
Notre héro souris, Andy, son meilleur ami, attendait ce voyage depuis le début de l'année et trépignait d'impatience à l'idée d'être enfin là-bas.
Un dernier contrôle et hop, les voilà en direction de l'avion, rigolant de tous et de rien, programmant leurs divers projets pour ce voyage qui promettait d'être lourd en émotion. Pourtant Tom, s'arrêta net, obligeant ses amis à s'arrêter, pour ne pas lui renter dedans. Là, dehors, en dessus de lui, il était là. Le regardant fixement. Bill, son jumeau était là.
- Tom ! Bouge de là ! s'écria Georg, un ami.
Il secoua brusquement la tête, reprenant contact avec la terre ferme. Il n'avait pas rêver, il l'avait vu ! Son jumeau ! De l'étroit tunnel en verre qui donnait accès à l'avion, Tom l'avait vu, il en était sur !
- Regardez !
Il pointa d'un doigt tremblotant, l'endroit où il avait vu son frère pourtant...
- Il n'y a rien ici Tom..
- Quoi ?
Ses yeux se posèrent, en effet, sur un espace étrangement vide. Pourtant, il l'avait vu, il en aurait mis sa main au feu ! Les battements assourdissants de son c½ur se calmèrent un peu et il dut s'avouer vaincu. Il dut avouer que son imagination lui avait encore joué des tours. Il soupira et s'installa dans l'avion. La tête contre l'hublot, il réfléchissait encore et encore.
Tom n'était pas vraiment quelqu'un de rêveur, il avait les pieds sur terre et le sens de la responsabilité pourtant, ses rêves embellissaient ou empoisonnait son existence, au choix. Comment expliquer ? Est-ce normal ? Personne ne lui avait jamais vraiment répondu.
Tom était choqué. Tous les alibis condamnaient son imagination pourtant, il n'était pas fou ! Il l'avait vu !
Pourtant, quand notre dréadé s'endormait, juste avant le décollage, il aurait pu jurer qu'il l'aurait vu, derrière, le hublot, en souriant, en souriant gaiment.
« Je te rejoins... Là... Là, je suis là... »
(...)
Cela faisait maintenant quatre jours que Tom était en Italie. Le programme avait été chargé pour notre petite troupe : la plage, les sorties nocturnes, les conquêtes d'une nuit, les visites de sites ou de musées archéologiques... Les vacances rêvés par tout jeune qui se respecte. Un monde de débauche, un monde où l'on n'est plus vraiment personne, un monde où nous somme le diable de soi-même...
Pourtant, cette soirée, Tom ne l'oubliera jamais. Oh çà non ! Comment oublier cela ? Nos jeunes amis avaient pris congés dans un club sympa et branché de la ville. L'alcool coulait à flot et l'herbe ne tarda pas à rentrer dans la danse de le cocktail explosif et jouissif de la minable et honteuse débauche et abandon de soi.
Le genre de soirée où notre nom ne compte plus vraiment, le genre de soirée où le sexe devient vitale, où la séduction mène le rythme. Les soirées qui se finissent dans la pénombre d'une chambre, dans un cri de jouissance puissant.
Tom était devenu cette personne si convoitée... L'alcool, la nicotine et d'autres substances illicites se mélangeaient délicieusement dans ses veines. Il dansait avec un garçon aussi minable que lui, son « coup de la soirée », la cerise du cocktail. Tous tournés, tous étaient flou pourtant, quand il le vit, quand il vit se détacher de la foule comme une tache noir sur une toile immaculé, il ne put s'empêcher de gémir doucement, abandonnant par la même occasion, son cavalier de minuit. Tom ne savait plus vraiment si il était dans un rêve ou dans la réalité, de toute façon, il n'en avait pas grand chose à faire... Il était là, l'objet de ses fantasmes, le fruit de ses désirs et l'image qui se dessinait lors de nombreux plaisirs solitaires matinaux.
« Mhummm... Continus de lécher, que j'aime quand tu fais çà »
Il marchait lentement, comme une sublime actrice de cinéma, se détachant naturellement de la foule tellement la beauté se rependait sur son passage.
Habillé d'une chemise blanc trop transparente, à la moitié exagérément ouverte qui laissait découvrir une peau de la pâleur d'un rayon de lune, d'une blancheur qui en ferrait changer de bord Satan car oui, c'était un peu un Ange en Enfer... Ou un Diable au Paradis... Tom ne sera jamais non plus.
Ses yeux avaient été tracés à la plus fine des plumes, sa bouche dessinait par Venus elle-même, nulle beauté n'était comparable à celle-ci. Véritable chef-d'½uvre androgyne, il marchait toujours avec cette lenteur qui excitait Tom qui gémissait fortement maintenant.
« En total soumission, en total dont de toi-même »
Ses cheveux noir corbeau étincelaient par leurs brillances et tombaient, raides comme des baguettes, sur ses frêles épaules d'un blanc d'ivoire. Ses ongles étaient peint de noirs, ses mains, fines et de la couleur de la neige, entourèrent la taille du beau blond qui était déjà à cent lieu de là, dans un monde d'extase où la musique ne devient que des sourdes basses et où l'amour est banni pour laisser place à la luxure. Un monde rock'n'roll que Bill lui faisait découvrir en cent fois mieux ou cent fois pires. Que faisait-il là ? Etait-il vraiment là ? Etait-ce vraiment Bill ? Tom ne savait pas mais quand il sentit sa bouche parfaite se déposait dans son cou, le suçant délicatement, il était déjà dans un autre monde, le monde du putain d'extase.
« Fait monter l'excitation entre l'amour et la haine »
Simple conquête de vacances ? Impossible. Tom sentait les sensations se multipliaient par milles quand c'était Bill qui s'occupait de lui.
Une main sur ses fesses, l'autre sur joue, remontant vers sa bouche, il était complètement soumis au désir, soumis à Bill.
- Haaan...
Embrassant sa mâchoire comme une friandise, il remontait vers sa bouche furieusement, butinant des baisers aux gouts tout aussi acide que sucrés sur le moindre millimètre de peau qu'il croisait.
- Putain...
Notre beau dréadé se reprit un peu, glissant une jambe entre celle du brun. Tom perdait pieds, il le savait, Tom se noyait sous le désir... Il remonta sa jambe contre l'entre-jambe du bruit qui ferma les yeux en gémissant doucement, c'était la première fois que le blond entendait çà voix et cela l'excita un peu plus. Bill poussa Tom de la piste de dance et les fit reculer jusqu'à rencontrer un mur. La chaleur les étouffait, les gestes étaient bestiaux, incontrôlés. Les mains, tremblantes d'excitation, du blond passèrent sous la chemise du brun, caressant son torse maladroitement pour agripper fermement les fesses parfaites du beau Bill, les rapprochant encore plus que jamais, faisait rentrer en contact violement leurs bassins. Ils gémirent tous les deux dans la bouche de l'autre. Tom repéra une sorte de loge qui semblait vide, non loin de là. Il les poussa à l'intérieur en refermant la porte du pied. Le canapé fera l'affaire. S'embrassant comme des amoureux séparaient depuis vingt ans, une lutte de pouvoir, déjà perdu d'avance pour notre héro, faisait rage.
Bill enroula ses longues et fines jambes sur les hanches de Tom qui était occupé à lui arracher littéralement la chemise. Que c'était bon. Notre pêcheur d'hero léchait la peau laiteuse et blanche qui faisait partir la tête du beau brun en arrière.
Des cascades de gémissements étouffés sortaient des deux corps, excités comme jamais.
La chemise de Tom vola rejoindre celle de Bill.
Tous les deux à égalités. Tous les deux à égalités. Tous les deux dans un paradis de luxure interdit.
Le blond allongea Bill sur le canapé, embrassant son corps, embrassant les perles de sueurs déjà présentes.
Les sentiments se mélangeaient et se confondaient pour former une sorte de cocktail haute en désir, passion et envie... Subtil mélange que Tom ressentit encore une fois pulsé dans son corps quand Bill lui déboutonna son pantalon, libérant sa verge déjà bien humide. Trois battements de jambes plus tard, les jeans étaient à terre, celui de Bill suivant le même chemin que celui de son semblable.
Se mouvant l'un sur l'autre, s'emboîtant parfaitement, comme deux corps qui avaient dessiné exprès, ils gémissaient fortement, sortant des sons inaudibles aux oreilles de l'autres.
Bill, d'un mouvement habile échangea les positions. Tom gémit de surprise mais se laissa vite allé aux baisers de Bill.
La verge de Tom était déjà bien en éveille dans son caleçon déjà humide. Le brun souffla dessus, faisait se cambre le blond de désir.Il se décida enfin à descendre son boxeur, révélant enfin le membre caché de l'anatomie de Tom. Celui aprèenhendait d'excitation, l'intégralité de ses fantasmes se réalisaient à ce moment même. Celui du regard intense de Bill qui le transperça de toute part, embrassant le sommet de sa verge aussi.
- Ohhhh.
Bill venait de le prendre complètement en bouche. Tom en eut le souffle coupé. La tête légèrement en arrière, s'obligeant à garder les yeux ouverts sans trop de succès. Il sentait la bouche de Bill s'activait sur son membre tendu à la douleur. Aspirant, léchant, embrassant hum... La froideur du piercing de Bill contrastant avec la canicule de la pièce ou même de la bouche du brun le faisait perdre la tête. Bill le fixait toujours aussi intensément. Tom savait très bien qu'il ne tiendrait pas longtemps ll qui déviaient de sa bouche à sa mâchoire, de sa mâchoire à son torse quand il arriva à l'objet de ses convoitises.
« Fait monter l'excitation entre l'amour et la haine »
Le beau diable jouait avec les nerfs de son partenaire, soufflant et effleurant du bout des doigts.
- Putain...
à ce rythme là de plus Bill accélérait encore et encore.
- Bi-Bill... Je ne vais pas tenir longtemps. Ahh...
Le brun souri et se retira posant un dernier baiser sur l'objet de ses désirs. Il remonta doucement, ondulant sur le corps de notre dréadé qui inversa les positivions. Leurs bouches se retrouvèrent dans un contact passionné, dans un contact où le désir de l'autre était si présent qu'il en devenait incontrôlable.
Tom présenta deux doigts à Bill. Deux doigts qui furent violement lécher, yeux dans les yeux, crevant le corps de l'autre comme un ballon de baudruche.
Bill s'allongea comme il le put et écarta outrageusement ses jambes et lançant un regard si intense à Tom que celui-ci ne pu s'empêcher de gémir car même en étant en position dominante, il était toujours aussi soumis aux effets et aux sensations que lui procurait le brun.
Ses doigts glissèrent sur le torse du brun qui ferma les yeux, délectant un peu mieux le désir que lui procurait son semblable.
Jouant avec ses tétons, s'attardant sur son nombril, glissant sur sa verge, les doigts tremblant de Tom frôlèrent l'anneau de chair de Bill. Le blond le sentit frissonner suite à ce léger contact, il sourit, fière de reprendre un peu d'avantage.
Il le laissa languir encore un peu, effleurant d'un doits son intimité, lui léchant le cou puis les tétons, prenant sa vengeance sur le charme dévastateur du beau brun. Mais quand il sentit Bill au bord de l'infarctus, il inséra un doigt en lui, laissant sa langue trainée sur un des tétons de Bill.
- Mhum...
Bill soupira de bien-être pendant que Tom perdait doucement pieds. C'était comme dans ses rêves mais là, les sensations étaient multiples par milles. C'était si chaud et surtout si... étroit. Il frissonnait déjà, savourant déjà ses envies de luxures.
Bill commença doucement à onduler, enfonçant de plus en plus profondément le doigt Tom en lui. L'un de ses camarades revient vite le rejoindre suivit de près d'un troisième. Bill haletait, délectait pendant que Tom lui dévorait le cou. Tom accélérait, écartait et entendre Bill lui gémir dans l'oreille lui faisait pousser des ailes sinon plus...
Après un signe de tête commun, Tom enleva ses doigts, arrachant un dernier soupir au beau brun totalement offert aux fantasmes du blond. Ils s'embrassèrent fougueusement pendant que Tom cherchait à bout de bras, un préservatif lubrifié dans la poche arrière de son jeans. Il mit vite la main dessus et l'enfila rapidement, tremblant sous le désir. Bill le provoquait du regard, il adorait çà.
Aucun mec ne l'avait allumé comme çà, Bill était le fantasme même, le summum du désir. Il était le rêve dans la réalité.
Tom allait relever une des fines jambes du brun comme celui-là, dans un mouvement habile, se retrouvant sur le torse de Tom. Celui-ci gémit fortement et le brun ne fit pas durer le supplice plus longtemps... Doucement il s'empala sur Tom...
- Putain...
Tom déglutit, se laissant enivrer par cette nouvelle chaleur qui allumait l'intégralité de son bas-ventre. Les yeux plissaient, les deux partenaires s'habituaient à ces sensations qu'ils n'avaient jamais vraiment sentit.
Le brun commença doucement à bouger sur le torse du dréadé. Les yeux fermés, il délectait ce poison rare qui était le sexe... avec lui. Tom ne tarda pas à venir poser ses mains sur les hanches du brun l'aidant à mieux pénétré en lui, encore plus profond...
- Oh oui...
Des murmures, des chuchotements... C'était si chaud, si étroit, si humide... Tom semblait délicieusement prisonnier de ce corps qui le dominait. Prisonnier de la plus belle des prisons dorées...
La chaleur et la tentation montèrent encore un peu plus. La cadence fut, au fur et à mesure, plus rapides et plus elle était rapide, plus ils perdaient la tête.
Le corps nu, transpirant de Bill, ses yeux fermés, sa bouche légèrement ouverte gémissant des mots inaudibles, ses longs cheveux noirs trempés de sueurs.
Bill fatiguait, le rythme infernal faisant tremblé son corps, Tom inversa violement les positions, se fondant un peu plus en Bill celui s'agrippa désespérément au cou de Tom quand celui heurta de plein fouet sa prostate. Le brun poussa un long cri, excitant encore plus le blond si cela était possible.
Ils s'emboitaient à la perfection, luisant de sueur et d'amour. Ils sentaient la fin arrivée tout les deux. Tom tapait inlassablement dans la prostate de Bill. Celui-ci gémissait toujours encore plus fort. La main de Tom vient s'enrouler autour de la verge de son partenaire, calquant le rythme de ses entrées à celle de sa main.
Le plaisir les noyait complètement et quand le dréadé se redressa, asseyant Bill sur son bassin qui entoura de suite ses jambes contre ses hanches, comme un boa capturant sa proie. Il joui puissamment dans le corps du brun, l'entrainant avec lui dans le meilleur orgasme de toute sa vie. Ils avaient décollés, aussi brutalement qu'une fusée, et regardaient ensemble cet merveille qu'était le paradis.
Tom s'écroula lamentablement sur le canapé et sentit Bill se retirait doucement. Ils poussèrent tout les deux un ultime gémissement.
La respiration du blond était saccadée, ses yeux devinrent soudainement lourds. La dernier image qu'il eut, avant de tomber dans les bras de Morphée, fut le corps du brun se mouvait contre le sien, collant et sale, de l'embrassait tendrement, fermant ses paupières avec deux de ses doigts.
- Ah bientôt.
Un dernier baiser et Tom s'endormit...
(...)
Le soleil éblouissait notre beau dreadé qui grogna en se retournant dans ses draps. Quelle heure était-il ? Quel jour il était ? Il n'avait strictement aucune connaissance des réponses. Sa tête le faisait atrocement souffrir, il avait l'impression qu'une église c'était installée dans sa tête et sonnait inlassablement une cloche qui le faisait presque gémir tellement cela était insupportable.
Il se redressa doucement, il était reconnu sa chambre d'hôtel, il boita jusqu'à la salle de bain, une main sur sa tête, incroyablement nauséeux, c'était pourtant la première fois que le symptôme de « la gueule de bois » était si insupportable. Il passa sa tête sous l'eau fraiche, se réémettant doucement les idées aux clair et certain souvenirs de sa soirée lui revenir en tête. Il se rappela de la soirée torride qu'il avait passée. Waw. Il n'y avait que cela. Il n'avait fait l'amour à personne comme cela.
Pourtant, Tom doutait. Cela pouvait-il n'être qu'un rêve ? Non, ils n'avaient jamais été aussi proches.
Alors que faisait-il dans sa chambre d'hôtel ? Où était Bill ? La nuit qu'il venait de passé n'était-t-elle pas une simple illusion ? Un fantasme si poussait par l'alcool qu'il avait cru qu'il réalisait. C'était peut-être un autre homme qui lui ressemblait. Pourtant il en était sur, il avait tout ressenti.
Il se rendit doucement compte que Bill n'avait prononcé aucun mot a part des gémissement, qui par le souvenir firent se dresser les poils du blond, juste le « à bientôt » avant de sombrer dans le néant le plus complet.
Tom prit une douche froide, voulant se rafraichir les idées. Impossible que « cet homme » ne soit qu'un simple coup d'un soir, impossible, juste et mathématiquement impossible. Comme cela se faisait-il qu'il connaissait la moindre de ses zones érogènes, le moindre de ses fantasmes... N'avait-il juste pas fait un joli rêve ?
Il s'habilla rapidement, nouant ses dreadlocks dans un chignon négligé, il mit un marcel, un short de bain et partit en direction de la piscine, ses amis lui avaient laissé un message sur son portable.
- Hé Tom !
Il sourit et alla rejoindre Andy qui se faisait doré la pilule au soleil.
- Dure soirée, hein ?
- Je ne te le fais pas dire grommela Tom, s'allumant une cigarette.
- On t'as retrouvé complètement endormi dans une petite salle à part rigola le blond, saluant au passage ses deux amis qui faisaient trempette dans l'eau. T'était si bourré qu'on a dû te porter jusqu'à l'hôtel, impossible de te réveiller. Puis ensuite, tu as dégueulé sur les chaussures de Georg et voilà.
Tom s'étouffa, il ne s'attendait pas à cela.
- Il y avait quelqu'un dans la pièce.
- Non, tu étais seul, à moitie à poil et tu gémissais des « Biiiiiiiiill » a 'n'en plus finir, t'aurais du te voir ! C'était tordant !
Tom jeta son mégot à terre et ralluma directement une nouvelle clope. Il prit congé, salua ses amis qui revenaient se sécher et partit s'isoler dans un coin reculé de la piscine rivière de l'hôtel où ils résidaient.
Un pied effleurant la surface de l'eau, il était complètement pommé ente deux mondes strictement différent sauf joignable pendant le sommeil ou l'inconscience pourtant Tom n'avait pas rêver... Bill, le vrai, n'était pas un fantôme !
Il jetait son quatrième mégot quand il sursauta brusquement poussant un cri d'effroi mais surtout de surprise. Il se releva d'un bond et courût rejoindre ses amis, le c½ur battant. Que ce passait-il ? Devenait-il fou ? Jamais, ce genre de situation ne c'était produit !
Le reflet de son fantasme ambulant avait brusquement pris la place du siens, dans les remous la piscine !
- Sa va Tom ? s'inquiétait Gustav.
« Non, rien, il y a juste mon jumeau, que je ne vois que dans mes rêves et qui me donne la gaule à chaque fois, apparaît juste en vrai partout où je vais mais sinon tout va très bien. »
- Sa va, sa va... Il y avait juste... un gros insecte là-bas et j'ai eu peur...
Les autres acquièrent d'un air entendu et Tom resta jusqu'à la fin de l'après-midi avec eux. Malgré son air absent, il rigolait de bon c½ur avec ses amis d'enfance, riant pour une blague de Georg et en participant activement au débat que lançait Gus'.
Pourtant quand la nuit commença à tomber, quand le parfum du péché de l'ivresse enivra les narines de chacun, Tom décida de rester à l'hôtel ce soir-là, il n'avait plus envie de faire la fête.
Il resta donc seul dans sa chambre d'hôtel, réfléchissant encore et encore... Il se mit au lit tôt, très tôt pourtant les bras de Morphée n'étaient, apparemment, pas près à le recevoir. Il se retourna sans cesse dans son grand lit, cherchant désespérément la position la plus apte à sa quête du sommeil. Pourtant quand il se sentit enfin basculé vers l'autre rive, l'Ange réapparut dans la chambre, il était toujours aussi magnifique, son éternelle sourire aussi.
Après quelques pas de sa gracieuse démarche, il grimpa sur le lit, se mouvant contre Tom. Celui-ci n'hésita pas à venir caressai le visage de porcelaine.
- Es-tu un rêve ?
- Peut-être... A toi de choisir.
Ils firent encore l'amour cette nuit là et puis encore toutes les suivantes, accumulant orgasme sur orgasme, pêché sur péché, se délectant du corps de l'autre.
Et chaque matin, Tom se réveillait, seul. Le rêve est la réalité délicieusement enfermés et mélangé dans une prison dorée. Tom avait compris cela maintenant. Il avait compris qu'il n'avait pas de rationnel dans cette relation à moitié inexistante, à moitié vivante ? Mais il était sur d'une chose, c'est que son jumeau était revenu à la vie, rien que pour lui. On ne sut jamais vraiment....
Le jour du départ arriva bien trop vite pour nos chères amis et Tom angoissant, qu'allait-il se passait à près ? Cela ne pouvait pas être une amourette d'été, non cela était impossible.
Il se rappelait de toutes ces nuits et quand son vole fut annoncé, il aurait pu jurer qu'il avait vu son beau brun lui sourire, à travers son reflet.
« Je suis toi, tu es moi. »
Etrange Histoire, Etrange Rêve ou... Réalité.
FIN
EDIT de L'AUTEUR : Cet OS est à l'origine pour un concours, je ne sais toujours pas si il a été séléctionné. J'ai pris un risque en écrivant une histoire dans une dimension non réel que j'ai esseyé de maintenir durant l'histoire (lemon compris). L'histoire dérange, j'en ai conscience mais ce sentiment est voulu. Donnez-moi vos avis et croisez les doigts qu'il soit sélectionné.